lundi 13 août 2012

Des plumes sans le goudron.

Après le shibari, la monomanie du poney et les vidéos pour devenir Dallas Cheerleader en 10 leçons, il me fallait une nouvelle activité à expérimenter.

C'est donc un soir de grande désolation, après m'être rematé Ladyhawke de désespoir en mangeant de la Ben and Jerry's Chocolate Fudge Brownie, que m'est revenu cette idée. Parce dans la vraie vie, quand j'étais petite, je voulais un peu devenir fauconnier, enfin juste après neurochirurgienne pour méduse et avant ninja rose, mais y avait pas d'école pour ça dans mon quartier. Mais comme il n'est jamais trop tard, j'ai googlé l'affaire histoire de mettre en oeuvre cette nouvelle aventure. Puis en ces temps de canicule, apprivoiser un ventilateur portable qui protège tes cacahuètes quand tu bois un verre en terrasse, ça n'est pas du luxe.

J'ai donc déniché une école de fauconnerie dans le BéWé, histoire de me la péter un peu, tu vois ?

Pour mes nombreux lecteurs non familiers avec la Belgique, BW est l’acronyme de Brabant Wallon, une zone de la Belgique entre tradition et modernité : tradition des pensées et modernité du système de clôture qui entoure ta très très grande maison.
Pour mes nombreux lecteurs brabançons : ne m'en veuillez pas, je suis née comme çaaa ahaaa. *tousse*.



La fauconnerie des Templiers


Et voilà donc ma petite gueule pleine d'impatience partie pour une journée d'initiation à la fauconnerie dans les dépendances de la Fondation Folon, accompagnée par mon amie Anne aka Lady Castor et Pollux .

Orkina partage son dîner avec le maître fauconnier
Et bien les gars, les rapaces, c'est pas n'importe quoi comme volatile, moi je vous le dit. Parce que quand tu te retrouves la gueule en face d'un hibou Grand Duc qui fait la moitié de ta taille (ouais, je suis une naine, mais quand même), et que tu te dis que ses grosses pattes vont arriver sur ton avant-bras taille douze ans, t'es quand même contente d'avoir sué toute ton âme pendant les cours de Body Pump de super Béa.

On a donc emporté notre besace remplie de bouts de poussins morts (oui, un rapace, c'est pas comme un hippie, ça n'aime pas les graines) et nous voilà partis, le regard altier et le gant de cuir au poing. Parce qu'ils sont pas cons les hibous, ils viennent pas à toi juste pour faire frotti frotta du museau. Y a des chats pour ça (sauf Simon's Cat qui doit avoir du sang de hibou dans ses gènes). Il leur faut de la bidoche fraîche. Puis faut qu'ils aient faim. En effet, avant chaque séance de vol, ils passent à la balance comme les danseuses du Lido, et s'ils sont trop dodus de la plume, tu peux être certain qu'ils ne voleront pas. Monsieur doit digérer.

Mais quand ils sont de bonne, alors c'est majestueux. On perçoit le frémissement des plumes juste avant l'envol, puis le regard qui se fixe, les ailes qui se déploient et cette approche puissante et toute en douceur jusqu'à votre poing. J'ai eu la chance de faire voler des buses de Harris, un Grand Duc, une Chouette Hulotte rousse (mon alter ego volant en quelque sorte), un Grand Duc africain, et une Chouette Harfang.

Un vrai coup de coeur à réitérer, à défaut d'en acheter un pour dans ma maison-grotte.

Kikou la chouette lapone

lien : Fauconnerie des Templiers http://www.ecoledefauconnerie.be/


mardi 8 mai 2012

[les mathématiciens sont des gens tout à fait recommandables] Grigori Iakovlevitch Perelman

Il m'arrive parfois de me lancer dans des expériences principalement destinées à ne pas mourir idiote. C'est dans cette optique que, récemment, j'ai suivi un cours de dentelle aux fuseaux (oui oui, vous avez bien lu, le truc genre Manneken Pis mais pour Bruges). Et donc, alors que je me concentrais vigoureusement pour entrecroiser tous mes bouts de fils en une trame harmonieuse, la démonstration d'un cours de math traitant des compositions de fonction m'est revenue en tête. Comme ça, sans raison. (si ce n'est que dentelle et mathématiques ont quand même comme point commun un dénommé Sierpinski que je vous laisse découvrir ici -- si vous voulez la version d'XKCD c'est ici).

Tout cela pour vous dire que je m'intéresse aux mathématiques comme à la taxidermie : parce que je trouve cela aussi malsain que fascinant.

J'ai donc décidé de vous présenter une autre forme de bêtes à poils,  le mathematicus excentricus. Espèce rare, au pelage discret (ou pas), mais au mœurs ô combien étranges derrière un air de ne pas y toucher.


Appelez-moi Grisha

Saint-Pétersbourg, station de métro Kouptchino. Inutile d'ouvrir votre Guide du Routard, il n'y a rien à voir dans le coin. C'est pourtant dans ce quartier construit sur d'anciens marais asséchés que vit un des plus grands mathématiciens de notre époque, terré dans un minuscule appartement qu'il partage avec sa môman.

Grigori voulait être musicien. Il a étudié les mathématiques et s'est retrouvé très tôt sur les bancs de l'université. Genre "qu'est-ce qu'on s'emmerde à Lenningrad (ouais, on est en 1987, Saint-Pé n'existait pas encore) quand on a 16 ans, tiens si je rentrais à l'université histoire de passer le temps, au moins là il fait chaud". De fil en aiguille, le petit Grisha compris que les nombres étaient ses meilleurs amis et, en 2002, il publia ceci. Vous n'y comprendrez sans doute rien voire pas grand chose. Et c'est normal. Ces 39 pages sont la résolution de la Conjecture de Poincaré, un des "7 problèmes du Prix du Millénaire". Il s'agit des problèmes mathématiques jugés les plus insolubles par le Clay Institute. Et si vous en résolvez un, vous gagnez 1 million de dollars. Rien que ça. Bon, maintenant, il n'en reste que 6, donc dépêchez vous. A vos calculettes.

Et bien, le million en question, Grisha s'en foutait un peu comme de sa seule chemise.Oui, il n'en a qu'une ou presque, comme ça son dressing tient dans une valise en carton. (Tiens, à propos de valise en carton, il faudra que je vous présente quelqu'un d'autre). Il a donc refusé ses dollars, ainsi que la médaille Fields (équivalent du Nobel en mathématiques). Et, depuis lors, il s'est retiré dans sa maison-grotte et n'en sort que pour acheter des abricots secs, du lait fermenté et du pain noir (comme ça vous savez tout). Et les maths? fini.

Pourquoi ai-je mis tant d'années pour résoudre la conjecture de Poincaré? J'ai appris à détecter les vides. Avec mes collègues nous étudions les mécanismes visant à combler les vides sociaux et économiques. Les vides sont partout. On peut les détecter et cela donne beaucoup de possibilités... Je sais comment diriger l'Univers. Dites-moi alors, à quoi bon courir après un million de dollars? (interview publiée par le quotidien Komsomolskaïa Pravda).

 C'est vrai que vu comme ça...

La conjecture de Poincaré

En quelques mots. Juste pour que vous puissiez faire les malins après.

D'abord une conjecture (à ne pas confondre avec "conjoncture actuelle" qui est d'ailleurs un pléonasme), c'est un truc qu'on ne sait pas prouver, mais on se dit tellement que ça doit être vrai, que du coup on considère que c'est vrai. Mais c'est quand même pas prouvé. Et c'est là que ça coince, parce que du coup une conjecture, c'est un peu comme dieu, si vous voyez ce que je veux dire. Et ça, ça fait un excellent sujet pour troller. Et un matheux qui trolle, c'est vicieux, surtout quand il est en montée de caféine. Conclusion, faut se dépêcher de les résoudre avant que tout cela ne dégénère en point Godwin. 

Alors la conjecture de Poincaré (à ne pas écrire "Point carré" sinon sa mère va vous faire des yeux de pélican), en plus, elle a l'air tout con comme ça. Mais on se prend le chou avec depuis plus de 100 ans. Mais ça parle de quoi? Si je voulais la résumer genre Igor et Grishka, je vous dirais que en gros, ça explique pourquoi, dans les mangas japonais, les ballons de foot peuvent ressembler à des ballons de rugby quand on les lance très très très fort. Par contre, ils ne peuvent JAMAIS ressembler à des donuts. Pourquoi? Parce que dans les donuts, y a un trou au milieu. Voilà. Si si, je vous assure. (pour ceux qui veulent une explication genre Jamy, allez voir ici).

Et pour ceux qui parlent en langue, ça se traduit comme ceci : "Soit une variété compacte V simplement connexe, à 3 dimensions, sans bord. Alors V est homéomorphe à une hypersphère de dimension 3". Comme ça vous savez.

vendredi 20 janvier 2012

Des envies tentaculaires

Un mini-calamar géant trône sur mon bureau, juste en dessous de mon trophée-tête-de-cerf -diy et à côté de la carte postale "lovely (bol)locks" de Mademoiselle Catherine.
Décor planté.
Tout ça pour dire que je suis fascinée par les trucs à tentacules (et ne me demandez pas si c'est sexuel : est-ce que je vous demande si vous envoyez vos slips à des quarantenaires japonais?). D'abord.

Octopus Chair. Maximo Riera
Donc, l'espagnol Maximo Riera, brave garçon, fabrique des trucs avec des tentacules. Entre autres. Et on peut s'asseoir dedans (pour regarder son hentai favori). Confortablement. En plus. Et, franchement, avouez que ça a quand-même plus de gueule qu'un Fatboy® . Alors, c'est clair que ça coûte un pont : 35000 £ sur Firebox. Puis bon, il n'y a que 20 exemplaires (qu'est-ce que vous attendez pour me l'offrir les gars?). La pieuvre a été sculptée dans de la mousse et peinte à la main, probablement avec beaucoup d'amour dedans.
Non mais attendez, VOUS AVEZ VU LA GUEULE DE CE FAUTEUIL ? Mieux qu'un trône, une nouvelle manière de s'asseoir. On l'entend presque glisser.

Ceci dit, cela prend de la place et, à moins de virer votre piano à queue, ça va être costaud pour caser ça dans votre 45m2 IKEA.
Par contre. Un lustre peut être du plus bel effet (ceux-ci sont vraiment très kitch). Ou au pire, achetez un crochet et trois. bouts de laine, et fabriquez-en un vous même. Je vous donne même la marche à suivre. Vous verrez, ça revient vite ces trucs-là. Et si vous êtes désespérés après 5 tentatives, rabattez-vous sur un bout de gâteau.

Alors, juste avant de partir. Il est clair que Mister R. n'est pas le seul à faire dans le mariage meuble/animal.
Par exemple, Miss Pokeno (aka Alannah Currie, la nana du groupe Thompson Twins -c'était les années 80, vous pouvez oublier maintenant) fait, elle, dans le champêtre en incrustant des renards dans le dossier de ses fauteuils. C'est moins grandiose, mais ça tient plus chaud. Idéal au coin de la cheminée, avec des grosses chaussettes, et une pelote de laine et un crochet (oui oui, j'insiste, vous verrez, vous ne pourrez plus vous arrêter).
A côté de ce fauteuil, elle a également ligoté un cygne dans l’accoudoir d'une sorte de chaise longue (ouais, je ne connais pas le nom de ce truc-là). Version shibari. Vous voyez, on y revient toujours. Voilà une tite photo.

Prochaine fois : les méduses.

jeudi 4 août 2011

[en passant] pointillisme et pixel art

Encore une fois, deux artistes qui collent bien ensemble.

David Mach


Fait des sculptures de têtes d'humains en têtes d'allumettes. Et parfois y fout le feu, sinon c'est pas drôle.

D'ailleurs beaucoup de ses autres installations sont temporaires, et juste construites pour un lieu, comme ses carcasses de voitures noyées dans des tonnes de papier jour.

Aime aussi les pneus, les cintres et les cabines téléphoniques rouges. Puis les trains et les sous-marins.

Ah et il est écossais.


Nick Hall et Cube Works

Sont des champions du Rubiks Cube. Ils connaissent le truc. Et sont dans le Livre des Records.

Assez fan de Pop Art. Aiment aussi Clint Eastwood, Jésus, David Bowie et Audrey Hepburn... surtout quand leur tête finit dans des beaux salons.

N'ont pas encore tenté d'y foutre le feu. Se disent que ça doit sentir mauvais. Puis que ça fait des taches sur les beaux tapis.

Ah, et ils vivent à Toronto.

***
Voilà.

dimanche 17 juillet 2011

[j'ai testé pour vous] shake your booty with the Dallas Cowboys Cheerleaders

Après vous avoir laissés avec Howie, son polo rose et sa soporifique leçon de danse classique, j'ai eu envie de quelque chose de plus * punchy*, tout en restant dans la même recherche d'élégance au service de la forme et de la santé (t'as vu le slogan?).

J'ai donc fouillé mon stock de vidéos pour m'inviter avec les Dallas Cowboys Cheerleaders.
Yeah man, des pom-pom girls, des vraies, qui couinent en agitant les bras pour encourager des footballeurs : toutes en jambes, en fesses, bottes blanches et gloss à paillette. En fait, c'est un peu comme si on vous donnait du Frizzy Pazzy comme dessert après un cucumber sandwich. En un clin d’œil, vous vous retrouvez dans un monde merveilleux peuplé de petits lutins plein de trucs kibrille.

Alors, faut pas croire, les demoiselles ne sortent pas de n'importe où (et surtout pas de là, ou alors dans tes rêves -dieu ce qu'elle est vulgaire cette petite quand elle s'y met). Trémoussant de la cuisse dès les années 70, elles font hurler les supporters des Dallas Cowboys (équipe de football américain, franchise de la National Football League, vous vous en foutez, moi aussi, je préfère le rugby) depuis leur première intervention.D'ailleurs, elle sont tellement célèbres que Mattel en a fait une version barbie. C'est dire.
Tiens, à ce propos:
Cheerleaders sometimes get unfairly stereotyped as ditzy blondes. Barbie sometimes gets stereotyped as a ditzy blonde.  Now we get two popular stereotypes blended into one.
Mais assez divergé, venons en au fait :  un pompon ça fait quand-même moins mal dans la tronche qu'un bâton de majorette.


Shake shake shake

Ok, j'aurais pu me procurer le super costume de cheerleader (j'ai d'ailleurs déjà de superbes bottes blanches depuis une soirée d'anniversaire 70s). Mais franchement, le bleu électrique jure un peu avec mes boucles rousses, il faut avouer (oui, je sais c'est assez piètre comme excuse). Donc non : short + débardeur et on appuie sur PLAY.



 Et c'est là que la torture commence. Pas physiquement. Sur ce plan, ça ne casse pas trois pattes à une poule.
 Mais psychologiquement, vous allez devoir résister à l'accent infâme et nasillard de Brittany (qui est aussi danseuse sur des croisières Disney si j'en crois sa fiche technique). Heureusement, la demoiselle est rapidement relayée par ses petites copines. Forcément, au bout d'un quart d'heure elles sont un peu à bout de souffle et on du mal à parler. Puis, une chorégraphie de trois minutes, c'est difficile à retenir (bon, là je fais juste ma mauvaise langue, POUR LE PLAISIR).

Bref :
LES AVANTAGES :
- vous avez de la chair fraiche plein les mirettes pendant 90 min
- la chorégraphie est du niveau du cours de psychomotricité du gamin de la voisine
- le gloss too much que vous avez acheté lors des dernières soldes peut enfin servir à quelque chose
- vous avez l'impression que votre accent frenchie a quand même un peu de classe finalement

LES INCONVENIENTS :
- vous allez devoir danser sans musique si vous ne voulez pas vous farcir des "come on girl" "yeah" "move your body" toutes les 5 secondes
- prévoir une séance chez l'ophtalmo en cas de surexposition
- et, grosse déception, on ne vous apprend même pas à manier le pompon (non, cette phrase n'a rien d'ambigu). Ca vaut bien la peine.

mardi 14 juin 2011

[en passant] Transparence et camouflage

Il m'arrive, lors de mes vagabondages virtuels, de tomber sur des artistes dont les réalisations s'entrecroisent admirablement. Je ne sais pas trop pourquoi. Parfois juste un détail qui appelle l'autre.

Tableau du jour : où l'on parle d'animaux morts (tiens donc) et d'extrême lenteur (ben oui) sur un  fond arc-en-ciel (on ne se refait pas).

Le japonais Iori Tomita a probablement voulu troquer son poisson rouge de quand-il-était-petit avec un poisson-football. Mais son papa lui a dit que ça n'était pas possible parce que ces poissons habitaient très très profond dans la mer et que là, il n'aurait pas pied (bête excuse, soit dit en passant). Donc quand il est devenu grand et qu'il a pu faire ce qu'il voulait, il a pris des poissons des abysses (parce que quand même un poisson-vipère ça roxxe) et a voulu faire ressortir leur côté disco (hein? Abba?). Pour cela, il leur enleva les écailles, et plongea les créatures dans un bain qui rend le cartilage bleu. (Une souris verteuuuuuuuh, etc, etc.) Tomita utilisa ensuite une enzyme digestive appelé trypsine, ainsi qu’une foule d’autres produits chimiques très très fun qui décomposent les protéines et les muscles (scrunch scrunch scrunch). Jusqu'au moment où ils deviennent transparents. Les os sont ensuite colorées et la créature est conservée dans un bocal de la glycérine (applaudissements). Bon, pour en arriver là, faut quand même être un peu patient (entre 5 mois et 1 an pour tout le processus), mais avouez que ça s'accorderait admirablement avec votre lampe à lave.
NB : si quelqu'un va/est au Japon et veut m'en ramener un, je lui en serai particulièrement reconnaissant (entre 2000 et 20000 yens, c'est plutôt donné). L'artiste n'a pas encore trouvé de moyen de transport adéquat pour les vendre hors Japon. Vous pouvez les trouver au Tokyu Hands, sorte de Harrods japonais au vu de leur slogan.

Le coréen Lee Yong-Baek, lui, a probablement été élevé par une belle bande de hippies. Pour son anniversaire, il avait demandé des GI Joes. Ce fut un non catégorique. Enfin, catégorique version hippie : "Tu vois Lee (hors de question de l'appeler "fils", cela instaure une relation de pouvoir qui risque de dénaturer son moi profond), nous refusons de t'exposer à un incitant de haine et de destruction envers tes semblables. Ton karma doit rester pur, etc etc, te recentrer sur ton toi-même et manger du tofu" (argument inutile, soit dit en passant). Quant il est devenu grand (enfin moyen grand parce qu'il est coréen), Lee écouta du Culture Club importé de ses parents hippies (Karma karma karma karma, karma chameeeeeleeeeeeeeon...), eut une illumination et devint artiste. Il camoufla ses soldats avec du pot pourri et invita ses parents qui n'y virent que du feu (ooooh, une fleur, deux fleurs, des millions de fleurs, oooooh c'est beauuuuu). Puis, le 7e jour, Lee anima le tout et vit que c'était bon (non mais elle l'a fumé son pot pourri la p'tite).


PS: la rédaction s'excuse auprès des artistes, il se peut que leur biographie ait été un peu écornée.

jeudi 2 juin 2011

[j'ai testé pour vous] move your body at home

Je suis une danseuse à temps partiel. Cela ne veut pas dire grand chose, je l'avoue, si ce n'est qu'à certains moments je m'entraine bien trop peu. Conséquence :  mon grand écart se fout de la gueule de mes abdos, et inversément. Donc, lorsqu'un contrat arrive, je me mets à flipper grave-t'imagines-pas-à-quel-point et me mets donc en quête du meilleur moyen pour retrouver un body potablement fonctionnel.

Internet étant une source inépuisable de "comment trouver une solution tout en s'amusant", j'ai décidé de tester pour vous les pires vidéos de "je fais de la gym à la maison en collant lycra et avec le sourire".

Donc aujourd'hui, nous commencerons avec les bases, histoire de se remettre dans le bain en révisant nos fondamentaux. Sortez donc vos tutus (un kilt convient très bien pour la gente masculine), voici :


Ballet Class for Beginners with David Howard

Alors qui est David Howard?
Ce brave homme provient de la Perfide Albion, comme son teint et la couleur de ses cheveux en témoignent. Il a aussi un gout certain pour les polos rose pastel, mais ça n'est pas sa faute, il coachait les stars new-yorkaises du ballet classique dans les années 80. Son accent est juste génial quand il utilise des termes français (oui, la danse classique ne s'enseigne qu'en français messieurs-dames, question de standing). Quant à son écriture (on s'en fout, je suis d'accord), elle ressemble à ça. Voilà pour les présentations.

La leçon
J'ai poussé le vice en ressortant mon vieil académique rose pour l'occasion et en attachant ma crinière dans un semblant de chignon, histoire de bien se mettre dans le mood. Quand je vous disais que j'étais motivée.
Alors on peut dire que ça commence plutôt cool. Une gentille jeune demoiselle nous montre comment se tenir toute droite, en rentrant bien le ventre et les fesses pour ne rien laisser dépasser mais respirer quand même sinon on tombe avant la fin de la leçon et ça n'aura servit à rien (sauf à faire marrer les voisins qui vous matent par la fenêtre).
Après ça, viennent les 5 positions de bras et de jambes, et même les 5 positions de tête (genre je regarde en haut/en bas/ à gauche/à droite plus la position penchée sur le côté avec vos yeux les plus cute). Puis les demi-pliés et grands-pliés à la barre, accompagnés de leurs délicieux "pow de bwaaah" (comprenez "port de bras", avec un furieux accent british).

Alors là, le deal est donc moins d'exécuter les mouvements que de ne pas s'endormir sur la musique et le ton de voix soporifique d'Howard.
Puis faut avouer que pour ceux qui n'ont jamais fait de danse classique, tourner les jambes "en dehors" et maintenir son équilibre peut relever du défi. Persévérez, et dites-vous que vous aurez l'air aussi mignons que ça :



Alors voici quand-même un extrait vidéo, histoire de vous exercer aussi (et je vous aurai prévenu pour le polo rose).



Mon avis (en toute mauvaise foi) :

Les plus:
- vous pouvez vous prendre pour Natalie Portman dans Black Swan, les pieds en sang et la névrose en moins.
- ça dure 34 minutes (générique compris). Facile donc à intercaler entre la messe du dimanche et l'apéro qui suit.
- à défaut de faire de vous un danseur, vous aurez révisé vos traductions anglais/français.

Les moins :
- au final, vous aurez dépensé 3 calories et demi et emmêlé vos jambes une cinquantaine de fois
- la honte, c'est pour les faibles. Mais redites ça en tutu rose.
- la danse classique, c'est quand même un peu chiant, vieillot, et puis ça fait mal. Et avec tout ça on devrait afficher une mine ravie et détendue de petit papillon fraichement sorti du cocon. ZOMBIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE!
(bref, je me demande encore pourquoi cette technique me fascine tant)