mercredi 13 avril 2011

Taxidermie un an après (part 1)

I haz a taxidermia monomania. 
C'est clair.Ça ne se soigne pas. Enfin pas très bien. Mais cela s'entretient.

Un an (quasi) après mon premier post sur le thème, je fais donc le point sur le sujet. En effet, il y a peu, grâce au conseil éclairé d'un ami, j'ai eu la chance de découvrir les collections fabuleuses de Pierre-Yves Renkin, taxidermiste de nos vertes contrées. Et comme les bonnes trouvailles ne viennent jamais seules et que mes amis sont particulièrement bienveillants en ce qui concerne mes monomanies, j'ai eu droit à une deuxième promenade aux trésors juste à deux doigts de chez moi.

*is so fucking happy she could shit rainbows*
*petits bonds de joie et sourire béat*


Collection d'un taxidermiste

Décor n°1: le petit musée communal de Woluwe-St-Lambert. Quatre pièces en cabinet d'amateur, peuplées par les collections du sieur Renkin (et certaines de ses réalisations personnelles).


Taxidermiste : un métier, une passion par Zoomin_France


A l'entrée, à côté d'un rhino sculpté et d'un profil d'éléphant, un documentaire tourne en boucle et nous met dans le mood : "Esther Forever" (réalisé par Richard Olivier) ou le portrait d'une septuagénaire vivant avec sa sœur et ses chiens empaillés. Tout un programme, et un sacré personnage, aussi dure et fragile qu'un hamster lyophilisé.

La pièce suivante nous présente une série de sculptures et dessins anatomiques, dont un magnifique escargot d'environ 1m de long, en plâtre, avec son intérieur exposé au grand air (pour montrer aux petits nenfants de l'ancien temps comment sont faites ces bêtes-là, sans devoir les triturer du scalpel parce que ça fait des taches). Puis la même chose avec des humains, des araignées, des yeux (n'oubliez pas de faire la liaison - ndgm*), etc.

*ndgm : note de Grammar Nazi, qui passait par là et voulais faire son chieur malin
 
ce n'est pas celui-là mais ça y ressemblait

 Après ces explorations anatomiques, place aux fleurs, oiseaux et autres champignons. Là, je tombe en admiration devant un pare-feu composé d'une sorte d'arbre (genre arbre généalogique) sur lequel sont placés des oiseaux-mouches empaillés (ça fait quoi, 3 ou 4cm ces machins-là, et donc remplis avec un demi brin de paille en gros, je ne vous dit pas le travail de précision). Le tout est donc placé entre deux vitres et posé devant le feu ouvert. Ça vous rejoue L'Oiseau de Feu en direct tous les soirs et ça tient chaud en prime. Non, sincèrement, un pur chef-d'œuvre, un travail d'orfèvre. Une autre version était même animée et sonore (elle est visible sur la vidéo).

Dans la dernière pièce, d'autres surprises nous attendaient. Des crânes sculptés, des reconstitutions de systèmes nerveux en papier mâché (je veux faire la même chose en dentelle - ndlr), le squelette d'un oiseau-éléphant, un bébé singe momifié (il semblait encore vivant), etc. 
Et puis les grenouilles... parfait exemple de taxidermie anthropomorphe. Dans une vitrine une vingtaine de grenouilles sont présentes : accoudées au bar, jouant au billard, tapant la carte ou buvant un verre... L'ensemble est ancien (époque victorienne si mes souvenirs sont bons) mais magnifiquement restoré. Les pauses sont dynamiques et l'ambiance est vraiment bien rendue. Pour peu on sentirait la bière et la cigarette.

le dodo d'Alice (ill. J. Tenniel)
Tous ces éléments font partie de la collection personnelles de Pierre-Yves Renkin.  Mais une des pièces maitresse de l'exposition est sa reconstitution du dodo de l'île Maurice. Il aura fallu de la patience et une quantité impressionnante de recherches, pour rendre au mieux ce qu'a dû être cette sorte de pigeon géant aujourd'hui disparu. 


Avec cette exposition, Pierre-Yves Renkin m'a emmenée dans un monde étrange digne de l'Imaginarium du Docteur Parnassus. Ce mélange de curiosité, de bizarre et d'anecdotique, d'histoire fabuleuse et d'objets improbables continue à me subjuguer, c'est certain.


Allez, hop, encore quelques images pour la route.


jeudi 7 avril 2011

Obviously, I am a bit slow to update

Pony Lil and Cat Annie Painting by Carol Wilson
So here's a pony with a cat on its head

mercredi 30 mars 2011

Ca faisait vraiment trop longtemps

Parfois, l'écriture d'un article trop ambitieux peut vous foutre l'envie d'écrire à zéro. Ça a été mon cas ces derniers mois. J'ai reporté encore et encore la suite et fin du dernier opus, avec comme conséquence la mise de côté du blog tout entier.

Cela doit cesser, qu'on se le dise! Faisant donc fi de mes promesses de vous parler de la littérature cyber/steam/stone/diesel/post-nano/etc-punk, je retourne à mon clavier pour de nouvelles aventures. (Où ça un poney?)

Ceci dit, vu que j'ai quand même des scrupules à laisser un article non-abouti, je conseille à ceux qui désireraient approfondir le sujet pré-cité de le wikipédier en anglais, ils auront de la lecture (et t'es fière? ben quoi, c'est vrai!).

Sinon, en passant, un petit hommage. Parmi les personnes qui m'ont décidée à me foutre un coup de pied au cul remettre à la tâche, il y a, dans le désordre :
- Mademoiselle Catherine (qui continue envers et contre tout son Magnifique Blog),
- Castor et Pollux (qui l'a laissé aussi laissé un peu de côté mais pour des raisons valables, elle),
- Nain Wok (♥NDLA) (qui gagnerait à reprendre le sien - non je ne fais pas un appel du pied - bon je me rends compte qu'en fait c'est fait et que je ne le savais pas- sorry Hon),
- l'internaute mystère qui, d'après mes statistiques, est arrivé sur mon blog en tapant sur google (je cite) "air d'accordéon balai goude ouverture jo d'albertville" (vous pouvez vérifier, si si , le premier résultat c'est mon blog!),
- les quelques potes que ces articles font rire/sourire/froncer les sourcils/perdre un quart-d'heure précieux, etc.

Tout ça donc pour dire merci et attendez encore un jour ou deux (allez, trois max), j'arrive, j'arrive.
 

lundi 20 décembre 2010

(parenthèse glacée) : trouver chaussure à son pied

Ça y est, c'est l'hiver. Nos petons se teintent en bleu, et nos fesses aussi, à force de glissades incontrôlées. Il est donc temps de réagir et de remplacer Docs et escarpins par des chaussures plus adaptées. Mais que mettre?

Petit florilège en direct from teh Interweb :





Les chaussures à clous (ma première piste) se retrouvent depuis les temps anciens et partout dans le monde. Celles-ci, utilisées par les fakirs hindous en pélerinage ont malheureusement les clous du mauvais côté. De plus, elles craignent un peu côté chaleur. Definitely NOT good.
 


 
photo by Erwin Olaf
Je reste donc sur mon idée et trouve cette paire de sandales de Geisha SM. Elles ont les clous dans le bon sens cette fois. Et si on regarde bien, il s'agit même de vis, ce qui permet une adhérence encore meilleure. ONE POINT. Mais bon, question look, c'est quand même un peu trop roots.









 
Chain Shoes by Tove Jansson and Per Emanuelsson
Autre piste, faire comme avec les pneus des voitures : mettre des chaines. Cela donne ça :








by Lisa Carney (http://lisacarneydesign.com/about)
Autre possibilité, la version glisse. Quitte à jouer les pinguins sur la banquise, autant le faire avec élégance. Et vous pourrez en prime les réutiliser pour vos vacances aux Caraïbes.














vendredi 22 octobre 2010

Pimp your Punk! (level 1)

Née avec les années punk, j'ai principalement porté la crête étant gamine. Décor : une salle de bain, un canard en plastique (masqué par mes soins au marqueur à alcool), des spikes façonnées au Dop' Pomme verte, et j'étais parée pour une suite de batailles mémorables contre mon gant de toilette, carnivore de surcroit. Bref...

Tout ça pour vous dire que je comptais vous parler punk.
Mais ne vous attendez pas à une rétrospective "Inrock' style". Ne vous attendez pas non plus à ce que je vous parle musique, d'ailleurs. Car Punk is Everywhere (voilà pour le fond sonore)... et c'est donc dans le monde littéraire et ses dérivés que je vais fouiner pour vous à la recherche du petit punk perdu (pauvre petit punk qui a perdu sa maman) - je divague, je divague-. Bon, titre :

Cyberwhat?

Parce que les punks, ça crie, c'est sale, ça a des pantalons tout troués, du métal plein la figure et des épingles à nourrice qui piquent. Chacun sait ça.
Eh bien non ma bonne dame! Pas forcément.

Je m'explique.

Un jour, une série d'écrivains de science-fiction pas forcément juvéniles ont décidé de faire évoluer leurs anti-héros marginaux dans un monde de super-technologie dominé par un système aux relents totalitaires (waw, t'as vu la phrase?, c'est presqu'aussi bien que du Eco). Et vu que le style littéraire changeait plutôt des space operas de l'époque (ah oui, on est au début des années 80), les critiques (surtout un; il s'appelle Dozois, même) ont regroupé ça sous la charmante appellation de cyberpunk. Pourquoi? Parce que c'était plus crade que Star Treck mais aussi technologique que StarWars. En gros. Puis surtout parce que bon, quand même "cyberpunk" ça le fait!

Future is now!

Ces histoires se déroulent donc le plus souvent au fin fond d'un paysage urbain incrusté de technologie de pointe et baigné dans une sorte de marécage post-nano-électronique recyclé (rejoignant en cela le "do-it-yourself" punk , d'ailleurs, en passant).
On est donc assez loin des extraterrestres vengeurs ou des invasions spatiales. Ici, le futur n'est plus une projection. On y entre de plein front, sans pincette ni explications. Ça pue donc le néologisme à toutes les lignes et il faudra vous y faire.
Comment, vous ne savez pas ce qu'est le "loglo" (alors cliquez ici), ni un "exo en polycarbone" (ici) ? Eh bien dans cet univers, tout le monde sait ça, donc on ne va pas prendre le temps de vous donner le mode d'emploi. Normal.
Donc cher lecteur de cyberpunk, assimile-toi vite ou va lire du Oui Oui! En gros.
Le héros vit bien comme ça, on ne va pas te privilégier parce que tu as payé 6euros pour lire ses aventures. Quand-même.

Résultat : un sentiment d'étrangeté et d'immersion à l'arrache. Un peu comme les premiers instants où l'on se retrouve tout seul dans une foule au milieu d'une ville à l'autre bout de la planète, mais en plus hard. Alors on aime ou on n'aime pas. Moi, j'aime ça me plait (je précise maintenant)!

Et en guise d'envoi, comme le dit Bruce Sterling :
“Anything that can be done to a rat can be done to a human being. And we can do most anything to rats. This is a hard thing to think about, but it’s the truth. It won’t go away because we cover our eyes. That is cyberpunk.”

(dans le prochain post- dont la date de parution est encore largement indéterminée- nous verrons que les auteurs et lecteurs ont tellement kiffé le genre qu'ils ont décidé de le décliner à toutes les sauces - même wazabi? Ca, faut que je vérifie...)

jeudi 30 septembre 2010

Re : Automne en emporte de vent...


J'aime les listes. Point.
Ça me fascine, me rassure, m'emmène, m'emporte, m'hypnotise, me ... ( arg, forcément)

Mademoiselle Catherine aime aussi les listes (visiblement). Et notamment les listes d'automne (et celles d'été, et d'hiver, et.de livres, et de butin de soldes, et de joueurs de foot et... arg encore!)

Donc, consternée de voir mon blog si soigneusement délaissé depuis la mi-aout, je me suis remise au clavier afin de répondre à Mademoiselle Catherine qui se demande ce que nous on a prévu pour nos prochaines semaines automnales.

Alors, dans le désordre et de manière non-exhaustive :
- un duo danseuse contemporaine/danseur de hip-hop à créer
- un spectacle à danser la nuit sous les ponts en octobre
- London, me voici (Bruxelles aussi d'ailleurs, promis)
- une pile de livres commencés à terminer (dont "Les Bienveillantes" - et rien que pour celui-là, il y a du boulot! Catherine, tu me comprends je pense)
- une formation en Production Théâtrale prometteuse d'adrénaline
- des brols en masse à descendre dans ma cave
- des concerts à savourer
- des brelans de Dames à partager
- un Valet de cœur à aimer
- entretenir mon anglais (non, je n'envoie pas de pension alimentaire à Fink, ni à ... bon vous avez compris)
- améliorer ma technique à l'épée chinoise
- préparer du thé dans une jolie théière
- s'envoler dans des discussions sans fin sur les effets du paradigme scientifique
- se promener au bord de l'eau dans le vent
- boire un petit verre de cognac (ou deux, de préférence devant un feu de bois)
- faire du popcorn (done)

hmm c'est déjà pas mal!

Et pour poursuivre cette aventure en [mode tiret demi-cadratin], je vous propose de vous perdre dans les méandres savoureux d'un site entièrement dédié aux listes : ECHOLALISTE.

NB : Vous pouvez également consulter la "liste des codes postaux en Inde", si vous voulez.

dimanche 15 août 2010

[parenthèse culinaire]: vous avez encore un fer à repasser?

Cela fait des années que vous avez adopté la mode chemise froissée et relégué votre fer à repasser au fond de votre penderie? Qu'à cela ne tienne! Cet ustensile d'un autre âge a bien des ressources inexploitées et peut (enfin) vous être réellement utile.
En effet. Qui n'a pas trouvé Johnny Depp "so cute" en tablier à fleur dans "Benny and Joon" (pas vous? ça ne fait rien, c'est juste pour introduire le sujet et faire un peu genre j'ai vu des films), mais avez-vous déjà tenté, comme lui, le croque-monsieur au fer à repasser? hein?

Eh bien moi non plus, mais d'autres l'ont fait pour nous! Et, d'après l'expérience de certains internautes, la recette est à modifier légèrement pour s'assurer un doré homogène et une croustillance agréable. Voici donc la recette en images rien que pour vous: ici

Mais ça va plus loin, vous pouvez encore maximiser votre gain de temps. Enfin, du moins, si vous possédez un lave-vaisselle (ce qui n'est pas mon cas, je fais la vaisselle avec mes petites mains). En effet, le mode de cuisson révolutionnaire que je vais vous présenter s'occupe à la fois de votre vaisselle sale et de la cuisson de votre repas du soir. C'est pas beau ça? C'est encore mieux que le Cuit Vapeur Gourmet de Télé Achat!

Mais quel est donc le secret de ce mode de cuisson révolutionnaire?
Le voilà :


Ajoutons seulement que d'autres gentils cuisinier, à l'âme plus écologique, cuisent leur saumon dans un lave-vaisselle rempli, avec savon et tout le bazar! (si c'est fermé bien hermétiquement, ça marche, sinon vous vous lavez les dents en même temps, ce qui commence à faire beaucoup de choses à la fois, vous en conviendrez).

Bon appétit